lundi 13 novembre 2017

Decima Primavera Austral

Bonjour à tous! 10 ans déjà au Chili, dixième printemps austral, 6 mois à la tête de la Librairie du GAM, le centre culturel Gabriela Mistral.


Les têtes de ma femme Teresita et notre fille aînée Catalina dans la couverture d'un livre lancé à la librairie.


1ère école pour libraires du Chili, un projet de la Librairie du GAM, Corentin Coco enfin prof.




La librairie est dans le quartier Lastarria, le Petit Paris de Santiago.


¿Cachái? mon dictionnaire d'argot chilien pour francophones continue de bien se vendre, il va pour sa troisième édition un mois d'un an. Ici, exposé à la Foire Internationale du Livre de Santiago du Chili, la Filsa, l'évènement culturel et commercial de l'année, à côté de guides de conversation Lonely Planet.


Ma photo d'auteur de la editorial Contramaestre.


Catalina a fêté ses 7 ans le 31 octobre dernier, l'âge de raison, depuis elle s'efforce à être raisonable


Le 31 octobre c'est le jour d'Halloween. Avec Violeta sa petite soeur.


Début novembre c'était aussi l'inauguration de la ligne 6 du métro de Santiago qui relie Cerrillos, notre commune, jusque là excentrée, à Providencia la commune chic. Dans mon cas, je mets le même temps pour aller au boulot mais ça facilite la vie de Teresita et maintenant, on fait partie de la ville.


La station de notre commune Cerrillos, avec un avion suspendu dedans, le musée de l'aviation est juste à la sortie.


Prochainement, lancement du livre Último Año, Dernière Année, les meilleures chroniques publiées dans la presse par mon ami, mon éditeur, mon frère Danielo Maestre, mort à Paris début août dernier.


Hasta siempre Dani Boy, présent pour toujours dans mes souvenirs et dans mon coeur.

Pour ma part, je pars demain pour Bogota, Colombie, invitée par la chambre du livre de Colombie en tant que librairie, auteur et éditeur, débriefing lundi prochain dans un prochain post. Un abrazo. Coco Corentin

vendredi 29 septembre 2017

dimanche 17 septembre 2017

El Dieciocho

El Dieciocho, le 18, septembre, la fête nationale du Chili, un barbecue en famille et entre amis.


mercredi 6 septembre 2017

Anniversaire du GAM

Anniversaire du centre culturel GAbriela Mistral


dimanche 13 août 2017

San Antonio con el tren del recuerdo

Depuis mai dernier, j'ai vécu en immersion dans La librairie du GAM, avec pas plus d'un jour de congé par semaine. Les résultats sont là, les ventes ont décollées, et avec la mort de mon ami Danielo le 1er août dernier, il était temps de se changer les idées. Le 15 août est férié, je fais le pont, au Chili ont dit le sandwich, 4 jours en famille, qui ont commencé hier par une excursion à San Antonio, le port numéro 1, la porte d'entrée des importations. 

Pays de routes, peu de trains, mais quand même une ligne qui unie le port à la capitale, que l'ont peut emprunter une ou deux fois par mois, avec le train du souvenir, de vieux wagons restaurés. Un peu de France au Chili, l'architecture de la gare centrale de Santiago est signée Gustave Eiffel.











Pélican.


Un monstre des mers, l'un des deux plus gros port containers qui sillonnent les mers, son tonnage ne lui permet pas de relâcher à Valparaiso.




Le Chili, le chien aboie, le lion de mer rugit.




Merci à ma femme Teresita pour nous avoir invités à cette promenade.



mercredi 2 août 2017

RIP Danielo

Mardi 1er août 2007, notre ami Danielo Maestre, le Bukowski chilien est mort. Il accomplissait un rêve, connaître l’Europe, avec Pamela, sa compagne des dernières années de sa vie. C’était une putain de tête en l’air notre copain. Il oubliait souvent son insuline et ses médocs. Alors qu’il était à Londres, se receuillant sur la tombe de David Bowie, son idole, ses reins défaillants l’empoisonait. Il semble qu’il n’est pas pu se faire soigner en Angleterre. Tête de mule, il n’avait pas voulu prendre d’assurance voyage. Il est au bout du rouleau quand il rentre à Paris, chez mes parents, à peine leur dit-ils bonjour, son regard se fixe et il meurt dans les bras de Pamela et de mon papa, en moins d’une minute. Fin du voyage. C’était tout un personnage notre ami. Il nous avait prévenu il y a sept ans. Alors qu’on le montait chaque jour d’un étage à l’hôpital, toujours plus près du ciel qu’il disait. On allait lui transplanter le coeur, on lui avait déjà donné l’extrême onction, il était branché de partout, il ne voulait pas de cette mort, c’était pas pour lui. Il s’était sauvé par miracle, et il a su profiter de 7 ans de sursis, chaque fois plus heureux plus sa fin se raprochait. Il n’y a qu’à voir son Facebook des derniers jours, il a publié pour son anniversaire il y a seulement quelques jours qu’il remerciait la vie pour avoir eu tant de chance. C’était mon ami, je le considérais un frère, c’était mon éditeur. Avec l’écriture de mon livre, j’ai eu la chance de pouvoir partager énormément de bons moments avec lui et putain que ce sont de bons souvenirs, ces après-midis entières à rire des incongruités de la langue chilienne en buvant des bières et fumant des joints. Nous nous rions et parlions de la mort. Il est mort comme il le voulait. Il est mort debout. mort fidèle à lui même, mort à Paris, une mort avec du style, il est mort heureux. Une digne fin pour le personnage. Je n’ai pas l’ombre d’un doute qu’il est mort en paix. Et qu’il va s’envoler haut, il va s’envoler haut. On s’est réunis les amis hier à raconter des Daniélades, ces anecdotes rigolotes de la vie de Danielo, que l’on se raconte et reraconte et qui continuent de nous faire rire. C’est ça qu’il aimait lui rigoler et nous faire rire, pas pleurer. Un grand abrazo à Pamela, à Javiera, la soeur de Danielo, Clara Luisa sa maman, mes parents et tous ses samis et il y en a un paquet. Danielo aimait les Mac, Iphone, Ipad et Facebook et il mettait toujours des like à mes publications. La vie continue, la vie est courte, profitons-en. Notre copain ils vont le brûler. Moi aussi, je veux que mon brule quand je serais mort. Bientôt nous aurons ses cendres ici au Chili et nous pourrons lui dire au revoir comme il le mérite, au milieu des rires et non des pleurs. Jamais je ne t’oublierai, toujours je me rappelerai. Putain qu’est-ce que tu vas nous manquer. Un abrazo, un jour proche on se reverra. Coco









jeudi 29 juin 2017

samedi 17 juin 2017

Hier, vendredi 16 juin 2017, pluie diluvienne, c'est l'hiver à Santiago du Chili. La Librairie du Gam, du centre culturel Gabriela Mistral, conversation avec l'écrivaine chilienne Damiela Eltit. 



dimanche 7 mai 2017

La librairie du GAM

La librairie du centre culturel GAbriela Mistral. Nouvelle vitrine avec le nom de la librairie, La librería del GAM, et les livres avec leurs prix. Nous sommes une librairie pas une bibliothèque.



Nos portes sont ouvertes de 11 h à 21 h du lundi au samedi, de 11 h à 20 h le dimanche.

mercredi 3 mai 2017

El GAM

Le centre culturel GAbriela Mistral (célèbre poétesse et prix Nobel chilienne), un bâtiment chargé d'histoire. Inauguré en 1972 par le président socialiste Salvador Allende qui l'avait commandé, l'édifice s'appelle alors Diego Portales, il devient le centre du pouvoir de la junte militaire après le coup d'état du 11 septembre 1973 (le palais présidentiel de la Moneda étant alors inutilisable après avoir été bombardé).  Le bâtiment est ravagé par un terrible incendie en 2006. Il renaît de ses cendres en 2010 pour devenir le centre culturel Gabriela Mistral.


Les derniers militaires ont quittéla tour le mois dernier, elle va maintenant être occupé uniquement par des entreprises en lien avec la culture. L'inauguration du théâtre est prévue pour la fin de l'année. Une librairie dans le centre culturel, la Librería del GAM.




Dont on m'a confié la responsabilité. J'ai commencé aujourd'hui. Venez me rendre visite, Librería del GAM, métro Universidad Católica.

mardi 25 avril 2017

Tremblement de terre 6.9 Valparaiso

Encore un tremblement de terre au Chili, hier, épicentre Valparaiso, 6.9 Richter, ça a secoué fort, mais heureusement pas de morts et seulement de légers dégâts matériels. Le Chili, pays le plus sismique du monde, habitué, préparé et bien construit. Comportement exemplaire de la population salué par les autorités. Le ciel hier après le tremblement de terre.


Il existe une possibilité d'un prochain tremblement de terre de plus grande magnitude.

dimanche 23 avril 2017

Valparaiso, je t'aime moi non plus

C'est l'automne au Chili. Il ne pleut pas souvent sur la capitale, Santiago. Mais jeudi dernier, il a plu. Réchauffement climatique oblige, il pleut sur les sommets de la cordillère des Andes quand il devrait neiger. Cela provoque des coulées de boue et trouble l'eau du Mapocho, le fleuve qui alimente la ville en eau potable. Aguas Andinas, la compagnie des eaux chiliennes où travaille Teresita n'est alors plus en mesure de la traiter et doit couper l'eau. C'était la quatrième fois en moins d'un an. Ma femme doit rester au rester au boulot pour traiter l'urgence, et après une journée enchaîner une nuit de travail, elle qui a besoin de ses dix heures de sommeil, ça nuit à son humeur. Un mauvais départ pour notre week-end de toursime en famille à Valparaiso, le port et la ville la plus mythique du Chili.

Ça faisait longtemps que n'avait pas publié une photo de ma femme Teresita sur ce blog. J'en profite pour la remercier, elle qui travaille dur pour faire vivre notre famille, qui m'a permis de réaliser mon rêve, écrire et publier mon livre ¿Cachái? T'as compris, t'as pigé, tu connais? Un petit abécédaire d'argot, dictons et mots du Chili, deuxième édition sortie ce mois ci. 


Nous n'imaginions pas ce qui se cachait derrière la porte bleue de notre pension de famille. L'architecture de la maison avec ses nombreux escaliers épousait la colline, l'une des particularité de la ville, construite sur une quarantaine de collines.




La vue depuis la terrasse, la baie, la ville, le port et le Pacifique.


Je tenais beaucoup à ce que ma famille fasse le tour de la baie en bateau.


Sans doute le meilleur moment de notre week-end.


Avant l'ouverture du canal de Panama en 1914, pour passer de l'Atlantique au Pacifique, il n'y avait pas d'autre route que de passer le Horn, la pointe sud du Chili, le cap des tempêtes. Valparaiso était alors un port incontournable. Depuis la ville est en déclin, bien qu'elle soit la deuxième ville du pays et celle où siège le parlement. Elle n'est aussi plus le premier port du pays, une place qu'elle a perdu au profit de San Antonio, un port sans charme, un peu plus au Sud. Valparaiso, la ville qui a la gueule de bois.


Ne pas fumer sur le pétrolier qui alimente un mazout les cargos qui relâchent dans la baie.

Valparaiso est aussi une base navale importante.


Les temps ont changé, il est désormais possible de photographier les navires de guerre. Ce n'était pas encore possible lors de ma première visite à mon arrivée au Chili il y a dix ans.


Les bureaux de la Marine dont la présence importante aide l'économie de la ville.




Bien qu'elles semblent être tombées sous le charme de la ville, cela n'a pas empêcher nos filles Catalina et Violeta de faire des problèmes. Faut dire que la ville, avec tous ses escaliers, ses montées et ses descentes est fatigante pour les enfants comme pour les parents.

La ville mérite souvent son nom d'étape pour le Paradis, comme ici, sur le célèbre cerro Alegre, la colline joyeuse. J'ai beaucoup pensé à mon frère Rémi, grand fan de la ville, qu'il ne manque jamais de visiter lors de ces séjours au Chili.


Les célèbres maisons coins.


Et toujours, des escaliers.


Un arbre impressionnant, place de la Victoire.


Les Trolley, les bus électriques, un moyen de transport non polluant et innovant, un autre symbole de la ville, en service depuis les années 50.


Un araucaria, un pin chilien avec cables électriques et le Pacifique en arrière plan. Cables électriques et océan sont omniprésents.


Enfin le Chili ne serait pas le Chili sans ses tremblements de terre. Qui ont la fâcheuse habitude de secouer nos vacances. Pour le terrible tremblement de terre 8.8 de 2010, la peur de ma vie, nous étions à Pichilemu proche de l'épicentre. Hier, samedi soir 22 avril, la terre a encore tremblée, épicentre Valparaiso, nous y étions, ça a secoué, six degrés sur l'échelle de Richter. Heureusement pas de destructions ni de victimes à déplorer.

Des bonnes nouvelles de France, avec le premier tour de l'élection et le filou qui cachait bien son jeu éliminé. 

À très bientôt.