jeudi 24 avril 2008

Pour ceux qui ont le temps...

Salut à tous, j’espère que vous allez bien. Moi, ça fait maintenant plus de six mois que je suis en Sud America. Et, je suis en train de terminer mon premier mois de pega, de travail en chilien. Je suis vendeur à la Librairie française de Santiago et j’écris de temps à autre pour l’édition santeguina du petit journal (sur internet des français expatriés). Voici mon dernier article sur Fred, un québécois qui traverse l’Amérique du Sud au Nord. Il a passé un mois chez mes voisins du dessus, Javier et Cati, des étudiants en médecine, jeunes parents d’un petit Emilio d’un peu plus d’un an. Je suis devenu bien pote avec tout ce petit monde.

AVENTURE– L’Amérique à vélo


Fred, un Québécois de 32 ans est en train de traverser les Amériques, du sud au nord. Le petit journal était avec lui quand il a quitté Santiago

(photos de Javier de la Maza)

Le samedi 12 avril dernier, Frédéric De la Rocca est parti à vélo de Santiago pour tenter de rallier son Québec natal à 8.870 kilomètres plus au Nord.
Paysagiste, à 32 ans, il a vendu son entreprise pour réaliser le rêve de sa vie : traverser les Amériques à vélo. Depuis 12 ans, il a passé presque tous les étés en Amérique du Sud alors que c’était l’hiver au Québec avec des températures 30° C en dessous de zéro qui dans sa profession ne lui permettaient pas de travailler. A 20 ans, il avait déjà traversé le Venezuela et la Colombie à bicyclette. Il a commencé sa traversée des deux Amériques l’année dernière, par le Sud, en faisant Santiago – Ushuaia, par la mythiques "carretera austral" au Chili et la "ruta 40" en Argentine. Il affirme que les paysages s’opposent radicalement d’un côté ou l’autre des Andes. Côté chilien, c’était très vert et humide avec des forêts, des lacs et beaucoup de pluie.

Jungle froide contre pampa

(photos de Javier de la Maza)

Alors, qu’en Argentine, c’était le désert, la pampa, c’était très sec et il avait dû faire beaucoup de réserves d’eau. Il lui avait fallu moins de trois mois pour descendre jusqu’à la Terre de Feu en parcourant en moyenne une centaine de kilomètres par jour : un voyage de 4.000 kilomètres selon le compteur de son vélo. Il explique, qu’à vélo, on ne prend pas nécessairement la route la plus directe, qu’on se promène beaucoup pour chercher un endroit pour camper.
A nos lecteurs tentés par l’aventure de la route sud, Fred conseille de se dépêcher car le gouvernement chilien est en train de la goudronner pour ouvrir le sud au tourisme. Loin d’être un plus, c’est selon lui la porte ouverte aux voitures, ennemies du cycliste, comme chacun le sait.
Pour cette deuxième "mi-temps" ; entre temps il est rentré vendre son entreprise, car il espère boucler le parcours Santiago –Québec, en moins d’un an. Bien habitué au grand froid, au moment de prendre ce nouveau départ, il confessait être un peu inquiet de se retrouver bloqué par la neige lors de la traversée de l’altiplano.
On peut suivre ses aventures sur son blog : http://freddelrock.spaces.live.com/
Corentin RIVERON. (www.lepetitjournal.com Santiago) lundi 21 avril 2008

Les photos ont été prises par Javier, mon voisin et mon premier bon pote ici. La première, celle de Fred qui pose avec son vélo a été prise dans l’antejardin, le jardin devant la porte d’entrée de mon petit immeuble de 16 petits apparts. La deuxième, celle de Fred qui dit au revoir, dans ma rue, la calle Perez Valenzuela. Comme pour, mon premier article, elle ont été recadrées et améliorées par Mara qui est payé quatre fois plus que moi comme prof’ de photoshop à la Uniacc, une des universités majoritairement privées du Chili.

Si vous allez voir le blog de Fred, vous pourrez voir des photos de Javier, Cati et Emilio et de la traversée des Andes de Fred par le col de los Libertadores, un des plus beau passage des Andes par lequel on est passé trois fois avec Matt au mois de janvier (mais nous, c’était en bus).

C’est ma troisième semaine à la Librairie française. J’ai enfin pu aller chercher mon permis de travail le lundi 7 avril. En sortant du bureau des étrangers et des migrations, j’étais tellement pressé de commencer à travailler, que j’allais super vite en vélo dans une des rues bondées du centre ville. Je me faufilais entre un taxi et le trottoir quand le passager a justement décidé d’ouvrir la portière. Je me suis retrouvé sur le trottoir sans avoir compris ce qui c’était passé. Plus de trois semaines après, la coupure que je me suis fait à la main ne s’est toujours pas refermée. Ça fait bien rire Javier qui ne misait pas lourd sur ma résolution d’aller tous les jours travailler en vélo (une heure aller, une heure retour). Depuis, mon deuxième jour, j’y vais en micro (en bus) en une demi heure porte à porte.

Ma première semaine a été la plus longue semaine de travail de toute ma vie : 56 heures, plus de 20 de plus qu’en France. Avec en plus, une fête (bien sympa) entre collègues de travail le samedi. En fait, j’ai une semaine dure, celle ou je travaille le week-end suivie d’une beaucoup plus tranquille. Certes, c’est plus d’heures qu’en France mais pour l’instant c’est mon boulot préféré. Je commence à 9 h 30, une heure raisonnable, 10 h les week-ends où je travaille. Je termine à 18 h, ce qui me laisse de belles fin de journées. Je ne travaille jamais le mardi, ce qui me permet d’aller à la Vega avec Mara et Javier. C’est l’équivalent de Rungis (sauf que c’est en centre ville) pour Santiago, un immense marché de fruits et légumes, un endroit où l’on se sent plus que jamais en Amérique du Sud, plein de couleurs et d’odeurs. Hier, Mara travaillait, j’ai pris pour la première fois la voiture tout seul pour y aller avec Javier. On a déjeuné dans un restaurant, soupe, jus de fruit, salade, poulet (mais en fait peut-être du pigeon) et purée pour luca, 1 000 pesos, un peu moins d’1 € 50. Javier a ses cours à côté de la Vega. Il m’ a laissé rentrer tout seul avec la voiture. J’ai eu l’impression d’avoir habité toute ma vie ici. En arrivant, on a eu une « vidéoconférence » avec mes parents. C’était bien sympa : ça faisait plus de six mois qu’on s’était pas « vu ». Comme dit Mara, « esas cosas son muy emocionantes ».

A la Librairie française toujours, ça ne m’est encore jamais arrivé, mais c’est pas un problème d’arriver en retard. On peut se prendre un café et après aller aux toilettes et fumer une cigarette quand on veut. Je passe beaucoup de temps à ranger les livres qu’on a vendu où reçu (plus de trois semaines par bateau pour les livres en français). Michelle, ma chef est de père chilien et de mère française, du coup au travail, comme à la maison, je parle autant français que chilien. En étant le seul vendeur français, je donne « plus de cachet » à la librairie comme on dit ici. Je travaille le matin avec Janette une Valpina (de Valaparaiso) de 40 ans avec qui je m’entends super bien. On prend le bus ensemble tous les matins et on partage un bon déjeuner tous les midis en une demi-heure et toujours pour moins de 700 pesos, un Euro. L’après-midi, arrivent Cédric, un publicitaire dégoutté de la concurrence, le stress et la pression dans son secteur et Viviana, une Chilienne prof’ de français et interprète de Talcahuano, le même village de pêcheurs que Javier mon voisin. Sofia, la copine de Cédric est de Lisbonne au Portugal. C’est un couple international comme Mara et moi. Ils sont venus dîner samedi dernier avec Javier et Cati. Mara avait cuisiné un des meilleurs bœuf bourguignon de toute ma vie. On mange super bien, c’est une excellente cuisinière.

Le week-end prochain, je travaille de nouveau, samedi, dimanche plus toute la nuit de dimanche à lundi. Après la plus longue semaine, ça va être le plus long weed-end de travail de toute ma vie. On emballe pendant la nuit toute la Librairie qui va être fermée dix jours pour travaux. Après, je ne travaillerai pas lundi, mardi, le mercredi, je suis d’inventaire et le jeudi, c’est le 1er mai, comme en France, je ne travaillerai pas, de même que le vendredi, le samedi et le dimanche. Si Mara aussi a le pont, on a comme projet d’aller voir Miguel et Consuelo, son frère et sa belle-sœur qui vivent à Copiapo, à plus de milles kilomètres au Nord, dans le désert d’Atacama, le plus aride du monde. Il paraît que c’est magnifique.

Enfin, pour finir, voici ma tête après mes trois premières semaines de travail qui vous pouvez le voir, ne m’ont pas laissé sans séquelles.


Bien sûr, c’est une blague, une autre photo retravaillée par Mara, une des nombreuses fois où je l’exaspérais. C’est déjà pas facile de se comprendre entre hommes et femmes mais en plus entre cultures différentes… même si on me dit parfois que j’ai des réactions plus chiliennes que les Chiliens…

Un grand abrazo y mucha suerte. Je souhaite que pour vous le soleil pointe enfin son nez, histoire de remonter un peu le moral à votre pays qui d’après ce que j’en lis, paraît pas mal déprimé. Moi, ça fait un an que je suis en été. Je n’ai pas vue la pluie depuis six mois sauf pendant notre petit passage sur l’altiplano bolivien avec Matt. Les nuits se sont un peu rafraîchies. Mara m’a offert un super pyjama et des super chaussons tête de lion.

PS : désolé pour les fautes. Comme à chaque fois, j’imagine qu’il y en a, surtout les participes passés que je sais plus accorder (en espagnol, ils ne s’accordent pas).

lundi 31 mars 2008

El lunes

Le lundi. « La demande d’un virement bancaire de 45 US $ pour payer mon permis de travail pendant les démarches de demande de visa de résidence lié à un contrat de travail » pour pouvoir commencer à travailler à la Librairie française n’était toujours pas dans ma boîte aux lettres.

J’ai été voir sur le site internet de bureau des étrangers et des migrations du gouvernement chilien où en était ma demande de permis de travail. Je l’ai envoyée par recommandé le lundi 17 mars. Elle a été traitée le 27 mars. Il faut compter une quinzaine de jours du jour où on a fait la demande pour recevoir la demande de virement. Cette fois, je ne devrais plus trop tarder pour commencer à travailler à Librairie française.

Aujourd’hui, c’était l’événement de la journée : le survol de mon quartier, le centre (ce qui n’est pas rien quand on habite une ville de 6 millions d’habitants, soit 40% de la population totale du pays) par l’énorme airbus A380 (avec un petit jet dans son sillage). Pour l’homme de la rue, il était français bien qu’Airbus soit un consortium européen réunissant aussi l’Allemagne, l’Espagne et l’Angleterre. Ici, on aime bien la France. On lit presque tous les jours le nom de votre président, Nicolas Sarkozy, dans les journaux. Dans les menus des restaurants, pour faire chic, on retrouve souvent des expressions en français.
A 15 h 30, les têtes étaient toutes en l’air, la mienne comprise, pour voir le géant des airs faire un tour au dessus du grand centre ville de Santiago.

Petit résumé des 15 derniers jours : il y a deux semaines, heureusement, j’ai été un peu occupé avec cet article sur le match de foot de l’année ici.

« Au voleur ! »
Pendant le match, Mara était toute seule à la maison. On habite au rez-de-chaussée. Un voleur est entré pour voler mon super vélo de promenade que j’attache à notre fenêtre dans le jardin. Pendant qu’il sciait mon antivol, Mara a appelé les carabiniers. Mais le temps qu’ils arrivent, le voleur a eu le temps de finir de le scier. Mara l’a intercepté juste avant qu’il ne sorte du jardin devant chez nous. C’était un homme en tenue pour aller au bureau, pas du tout le profil du voleur qu’on s’imagine. Elle lui a dit qu’elle avait appelé los pacos, les carabiniers. Il lui a demandé un vélo pour s’enfuir. Mara a cru qu’il parlait du mien qu’il avait volé et à crier « au voleur ». Il a pris ses jambes à son cou. En fait, il parlait de son vélo ou de celui de son complice, un super VTT (beaucoup mieux que mon vélo) qu’il avait laisser dans le jardin. Du coup, on se retrouve avec 4 vélos chez nous, nos deux vélo de promenade, plus un VTT de la famille de Mara que j’avais fait remettre à neuf pour l’arrivée de Matthieu et que j’utilise pour monter la colline San Cristobal et enfin le super VTT du voleur. Mara n’était pas peu fière de son acte de courage mais depuis elle a un peu peur de vivre au rez-de-chaussée et elle préfère qu’on ait les vélos chez nous à l’intérieur : nous voilà donc avec 4 vélos dans notre petit salon… Moi, pendant ce temps, je m’amusais bien à mon match, à prendre mes notes et mes photos. J’ai été bien content que mon article soit mis en ligne.

Mais, la semaine dernière, je me suis pas mal ennuyé comme homme de maison pendant que Mara donnait ses cours d’Illustrator, Photoshop et de photo numérique à la UNIACC, une université privée de Santiago qui paye super bien. Heureusement, le jeudi, j’ai pu bien sympathiser avec les voisins d’atelier de Mara et le vendredi, nos voisins du dessus, un couple d’étudiants en médecine nous ont invité à une soirée bien arrosée. Ils hébergent un ami quebecquois qui s’apprêtent à faire Santiago - Québec en vélo après avoir fait Santiago – la Terre de Feu, l’extrême Sud du continent l’année dernière. Il pourra dire qu’il aura traversé les Amériques. WE un peu houleux….

Enfin, voilà ma tête pour la photo sur mon CV et mon entretien d’embauche.


Et ma tête à la Yoël quand je regarde la télé le soir. On a le cable gratis. On s'est raccordé à un cable qui pendait le long du mur dehors. Comme le disait Fred, le Quebecquois avec qui je buvais un bouteille de bière tout à l'heure : "c'est ça le Chili !".


Je ne me suis pas coupé les cheveux depuis mon départ de France...

J'ai trouvé du travail !

J’ai honte pour les fautes d’orthographe du dernier billet. Mon rendez-vous à la chambre de commerce franco – chilienne n’aurait pas pu mieux marcher. Camila qui m’a fait passer l’entretien m’ a dit qu’elle voyait deux boulots possibles pour moi : la Librairie Française de Santiago et le Petit Journal, le quotidien des Français qui vivent à Santiago. Le surlendemain, la Librairie Française me téléphonait pour me proposer un entretien d’embauche pour l’après-midi. J’en suis sorti avec mon contrat signé. J’attends mon permis de travail pour pouvoir commencer, normalement cette semaine. J’ai appelé Camila pour la remercier d’avoir envoyer mon CV à la librairie. Alors qu’on parlait au téléphone, Mara m’a dit de lui dire que je restais aussi intéressé pour travailler pour le Petit Journal. Camila m’a dit que le Petit Journal était intéressé pour travailler avec moi mais qu’il n’avait pas d’argent pour me payer. J’ai répondu que ça m’intéressait, même bénévolement. L’après-midi, je recevais un nouveau coup de téléphone, cette fois du Petit Journal pour me proposer d’écrire pour eux. Ils n’avaient personne pour s’occuper du sport. Comme je suis un peu le foot ici, j’ai proposé un premier papier sur la Copa Libertadores, le voici :

FOOT - Colo colo bat le Boca juniors

lundi 24 mars 2008

Le match de jeudi dernier, considéré comme à haut risque s’est transformé en une véritable fête avec la victoire inattendue à domicile, 2-0, du club chilien Colo Colo sur le célèbre Boca Juniors. Le petit journal y était !


C’était l’événement sportif de la semaine dernière à Santiago : la rencontre, pour les éliminatoires de la Copa Libertadores (l’équivalent pour l’Amérique du Sud de la Ligue des Champions en Europe), le jeudi 20 mars, au stade Monumental, entre le meilleur club de foot chilien, le Colo Colo et le meilleur argentin, Boca Juniors, actuel tenant du titre. Ce dernier a remporté six fois la coupe et est la deuxième équipe au monde, après Milan, qui cumule le plus de titres internationaux. Bien que Boca était donné favori, le Cacique (le symbole du club est un indien) s’est imposé 2-0 à domicile au terme d’un match qu’il a largement dominé. Le match était considéré comme à haut risque. Plaza italia, les carabiniers interpellaient déjà des "Garras blancas", des griffes blanches, les supporters du Colo Colo connus pour être violents. Aux abords du stade, l’atmosphère était un peu oppressante avec des carabiniers en tenue anti-émeute partout. Les supporters sont fouillés trois fois avant d’accéder aux tribunes. Le stade affichait complet. Les 42.500 places avaient été vendues. Une fois assis, l’ambiance était à la fête. Des feux d’artifice ont été tirés avant le coup d’envoi. Tout le monde chantait, et ce jusqu’au coup de sifflet final. Il n’a pas fallu cinq minutes au jeune Cristòbal Jorquera pour ouvrir la marque d’une superbe reprise de volée.

Explosion

Ce fut l’explosion. Les colocolinos ont assuré le spectacle pendant la première mi-temps avec des chilenitas, des retournés acrobatiques. Au deuxième but, une tête de Gustavo Biscayzacù, les joueurs de Boca ont été abattus, leurs supporteurs qui occupaient à peine 10 % du Monumental faisaient grise mine. Boca semblait se reprendre au début de la deuxième mi-temps, se montrant plus offensif. Le Cacique n’est pas passé loin du 3-0 avec un penalty raté de Gonzalo Fierro, l’auteur du centre du deuxième but.
On attendait beaucoup de Riquelme, la pièce maîtresse de Boca Juniors et de la sélection nationale argentine, mais il a été très loin de son niveau habituel et a dû sortir sur blessure un quart d’heure avant la fin. Et "sans Riquelme, le Boca n’est plus rien" comme expliquait le chauffeur du taxi collectif pour rentrer.
C’est la première défaite des Argentins de la saison. Le Colo se classe deuxième de son groupe et prend une sérieuse option pour accéder à la phase finale de la coupe. La revanche entre Boca et le Colo se jouera le 27 mars prochain, cette fois à Buenos Aires, à suivre à la télévision -sur la chaîne à péage Fox sport premium- donc, à moins de faire le déplacement…
Corentin RIVERON. (www.lepetitjournal.com - Santiago)
lundi 24 mars 2008

mardi 11 mars 2008

Jusqu'à Santiago

J'ai ouie dire que certains (la famille surtout) s'impatientaient de voir mon blog sans nouvelles publication pendant plus d'un mois. Après avoir voyagé pendant plus d'un mois avec mon ami Matthieu, j'ai retrouvé Mara à la Serena où j'ai passé plus d'un mois de vacances avec sa famille. Voici le roman photos, des photos qu'on avait pas réussit à télécharger avec Matt, de la suite du voyage après Arica, des retrouvailles avec Mara et de mon mois de vacances à la Serena.

Humahuaca, le village qui termine la Quebrada du même nom. Quand on avait remonté la Quebrada avec Rémi, Lucas et Gabrielle en 2002 (le voyage qui m'a donné envie d'apprendre l'espagnol), on était passé à côté. Après, c'est la Bolivie.

Nos amis argentins rencontrés dans la Quebrada.

Après Arica, on est descendu avec Matthieu à la Serena, une célèbre station balnéaire au Chili à 400 km au Nord de Santiago. On y a passé une semaine dans cette auberge où on a rencontré deux Barcelonaises (à gauche sur la photo), deux Françaises de Toulouse. A droite Maria qui tient cet auberge. Après la Serena, on est retourné en Argentine à San Juan et à Còrdoba où on espérait retrouver (en vain) nos amis argentins rencontrés dans la Quebrada de Humuhaca.

Juste après avoir retrouvé Mara après un mois de séparation et de voyage avec Matthieu. A peine revenu à la Serena, on est parti au plus profond de la superbe vallée de l'Elqui dans les Andes où l'on produit le puissant Pisco, l'apéritif favoir des Péruviens et des Chiliens qui m'a rendu malade la première nuit du festival "Bajo las estrellas", sous les étoiles (le ciel étoilé de l'Elqui est le plus beau du monde), deux jours de campings et du rock chilien en vogue sous la voie lactée.

La reserva de los pingüinos de Humbolt (du nom du courant qui rafraîchit le Pacifique le long de la côte chilienne), 3 îles où on a été avec Mara. On y accède en barque de pêcheurs, les dauphins nariz de botella, nez de bouteille, nageaient avec le bateau. J'ai pu y voir des lions de mer, des pélicans, des cormorans, des fous de Bassan, ect...

La vue de l'appartement des parents de Mara à la Serena où j'ai passé tous le mois de février avec Mara et sa famille. J'ai failli me noyer dans le Pacifique en faisant du body-board.


Me voilà revenu une nouvelle fois à Santiago, presque au bout de mes économies bien entamées par le voyage avec Matt. Cette fois, il est temps de chercher du travail. J'ai rendez-vous demain à la chambre de commerce franco-chilienne qui doit m'aider dans ma recherche d'emploi. J'espère que tout le monde va bien. Envoyez-moi des nouvelles. Mucha suerte y un abrazo para todos.

samedi 19 janvier 2008

Bolivia - Arica


On est entré en Bolivie à pied. On a fait un voyage épique en bus jusqu au fameux désert de sel de Uyuni : avec les bagages sur le toit, c était de la piste pas de l asphalte, le bus franchissait les rivières avec les roues complètement dans l eau, il a failli se renverser dans une. El salar de Uyuni est sans doute le paysage le plus surréaliste que l on ai vu. Après Uyuni, on est remonté jusqu au lac Titicaca a plus de 4 000 m d altitude. On a eu froid. Bien que se soit l été en Amérique du Sud, sur l altiplano c est ce qu on appelle l invierno boliviano. On est vite redescendu, on a retraversé une frontière à pied pour rentrer au Pérou qu on a traversé en moins de 24 heures. Du Pérou, on a connu que Puno, une ville qui nous a bien plue. Nous voilà revenus au Chili à Arica, la ville la plus au Nord, en plein dans le désert d Atacama, le plus aride du monde. On a pas mal fait la fête. Arica est connue pour sa chaleur qu on était venu chercher après le froid sibérien de l altiplano, on l a trouvée... et pour ses vagues qu il nous a fallu un peu plus de temps pour trouver. On devrait les essayer demain. Merci pour vos mails. Un grand bonjour de Matt. Un abrazo muy fuerte para todos.

mercredi 2 janvier 2008

Valparaiso (2)

Après une journée de pause à Santiago, on est reparti avec les mêmes passer le nouvel an à Valpo. On s'est promené tout l'aprèm' dans la ville avant de monter avec l'un des légendaires funiculaires assister aux feux d'artifices simultanés tirès depuis toutes les villes de la baie. Puis on est redescendu place Sotomayor assister à l'une des plus grosses fêtes de toute notre vie de petits français. On a dansé la cumbia en t-shirt toute la nuit jusqu'au petit matin. Matt se joint à moi pour vous souhaiter "mucha suerte" pour 2008. On devrait traverser les Andes dans quelques heures pour aller passer 15 jours en Argentine.

Une vue typique sur le Pacifique depuis les "cerros" de Valpo.

"La police est une blague".

Des maisons de toutes les couleurs comme on en voit partout. Très dépaysant !

samedi 29 décembre 2007

El Morado

On rentre de trois jours de randonnée et camping sauvage dans les Andes avec Matt, Mara et ses amis Géraldine et Tomas.


Tomas et Géraldine.


Matt sur des minis geisers d'eau très minérale.


Géraldine et Mara dans notre campement au pieds de la montagne "El Morado" (4 447 m).

Coco, Géraldine, Mara et Tomas.

Mara et Coco devant el Morado.

Coco touchant son premier glacier, el San Fransico à presque 3000 m.

Matt regardant passer nos potes les chevaux sauvages qui ont passé les trois jours avec nous.

De retour à Santiago.

mardi 25 décembre 2007

Villarica

... Matt bien arrivé mais sans son sac. On a donc passer deux jours à Santiago, le temps qu'il le récupère. On est parti son deuxième soir ici direction le Sud (11 heures de semi cama) jusqu'à Villarica (une ville de la taille de Vannes) connue pour être au bord d'un lac et au pied d'un volcan en activité d'où sort de la fumée en permanence, en plein territoire Mapuche, les irréductibles indiens qui ont résisté pendant plus de trois siècle à l'envahisseur espagnol puis chilien. L'arrivée au petit matin à Villarica était féerique. Le ciel était couvert de nuage. On se demandait où était le volcan. Le ciel s'est découvert en quelques minutes il nous est apparu. Petit hic, Matt a oublié son appareil numérique au bord du lac. On a quadrillé la ville. Le lendemain, on a fait du rafting niveau 4 (sur 5), c'était top. Seul notre guide est tombé à l'eau. On a beaucoup sympathisé avec la population. Le troisième jour, on a joué aux Mapuches, en faisant du canoé sur un autre lac. Le 24, on s'est tapé de nouveau les 11 heures de bus mais cette fois en plein soleil pour rentrer passer Noël dans la famille de Mara, c'était très sympa. Aujourd'hui 25, on a monté en vélo la colline San Cristobal, 5 km sur 800 mètres de dénivelé. Demain, on part passer deux jours dans les Andes avec Mara et ses amis.


La maison des parents de Mara.


Matt et moi après un poisson frit sur le mercado central de Santiago.


Villarica.



L'autre lac sur lequel on a fait du canoé, jusqu'à la petite île (le petit arbre à droite). On était seul au monde.


La vue sur Santiago du cerro San Cristobal que j'ai déjà monté 4 fois en vélo.

samedi 8 décembre 2007

El pokero

J'ai gagné hier mon premier poker au Chili. On a joué chez les parents de Mara avec Miguel-Angel son frère, Consuelo sa belle-soeur, un couple d'amis à eux, Jaimito son cousin que j'aime beaucoup, Mara et moi. J'ai raflé los"cincos lucas", una "Gabriela" (Gabriela Mistral, la grande poète chilienne) le billet de 5 000 pesos (7 Euros) mon préféré car c'est le seul qu'on appelle par le nom du portrait qui y figure, une personnalité de la culture quand tous les autres billets arborent le portrait de militaires de l'histoire du Chili. Une bien bonne soirée. J'étais en pleine forme. Je me sentais d'humeur super festive mais j'avais pas mes potes pour sortir faire la fête. Quand est-ce que vous venez? J'avais dis à Mara qu'on sortait pour tout rafler. Mission accomplie.

Aujourd'hui, déjeuner familial toujours chez Lucho et Iris les parents de Mara. Toute la famille était au complet : Miguel-Angel et sa femme Consuelo, Catalina la petite soeur de Mara et son pololo Herman, Mara et moi. On a fait des photos. La mamà de Mara doit me les envoyer par internet (ce qui pourrait s'avérer laborieux d'après Mara).

En attendant, Géraldine la meilleure amie de Mara qu'on recevait à dîner chez nous ce soir, nous a envoyé la photo de groupe au pied de la cascade dans le Caijon del Maipo le WE dernier.

Tomàs, Moi, Mara, Géraldine et Grace la grande soeur de Géraldine. Tomàs et Géraldine sont notre couple d'amis avec qui on a été à Valpo (Valparaiso) ma première semaine ici. Ce sont les amis de Mara que je connais le plus et avec qui je m'entends le mieux. Ils ont un atelier juste à côté de celui de Mara à la Quinta Normal. Ils font des dessins animés sur ordinateur que je trouve super pros.

vendredi 7 décembre 2007

« Los Maceteros » (les vases en céramique)

Avec Mara, on continue notre production de vases en céramique. Vous pouvez la voir sur le blog qu’a réalisé Catalina sa petite sœur et qui m’a servi de modèle pour ce nouveau blog, en cliquant sur le lien suivant :

http://artesanosdelux.blogspot.com/

Une journée ordinaire

On se lève tous les jours vers 10/11 heures. On petit déjeune : elle toujours un thé, moi toujours un café, avec des toasts de « marraqueta », la baguette chilienne (qui n’a rien à envier à la baquette française).

La marraqueta est un bon exemple d’une certaine absurdité que l’on trouve parfois ici : una marraqueta, c’est deux petits pains collés ensemble, mais les petits pains viennent toujours par quatre. Donc, on achète toujours deux marraquetas. Ça serait beaucoup plus logique de dire une marraqueta, ou quatre comme il y a quatre petits pains collés ensemble. Je joindrais une photo pour que ça soit plus clair. Géraldine, la meilleure amie de Mara, n’a toujours pas compris. Moi, en bon français mangeur de pain, j’avais compris au bout de deux jours.

Après généralement, on se recouche un petit peu et là c’est censuré. Vient ensuite l’heure du déjeuner, à la maison ou à l’atelier de Mara si on veut gagner un peu de temps. On va à son atelier en vélo. On ne passe presque que par des parcs pour y aller.


Le parc forestal (un jardin à la française), une longue avenue piétonne qui traverse Santiago, un petit paradis pour les vélos.


Le vieux pont de bois branlant qui enjambe le rio Mapocho, le tumultueux et pas très joli fleuve qui traverse Santiago. On habite à côté. Mara m'avait dit que c'était comme la Seine de Santiago. Je l'avais cru mais c'était pour se moquer de moi.


Balamaceda, l'immeuble planté au milieu du parc de la Quinta Normal où Mara à son atelier

On passe toute l’après midi à poser de la céramique sur nos petits vases souvent jusqu’à la fermeture des ateliers à 10 h le soir. On rentre, on dîne, on joue aux Corsaires (ceci dit ça fait longtemps qu’on a pas joué) ou on regarde un petit film emprunté à la vidéothèque de l’Institut chileno français, au lit et c’est encore censuré… Et le lendemain ça recommence.

Ce soir, encore un asado (le barbeuk chilien qui ressemblerait plus à un méchoui en France) et mon deuxième poker.

Sinon, on a enfin presque fini de s’installer dans notre deux pièces. Pour ceux qui ont des Mac, je vous rappelle que j’ai la super webcam Mac. J’attends toujours que vous vous créiez un compte sur iChat pour vous faire visiter mon appart. Pour les autres, c’est possible avec Skype avec l’ordi de Mara. Vous avez toutes les informations pour me contacter à la fin de mes mails.

Il nous reste à accrocher des tableaux de Mara aux murs. C’est quand même incroyable, je vis avec une artiste. Dans toutes les maisons où on va, il y a des œuvres de Mara et pas une seule chez nous.

Invitation. Et sinon, il ne nous reste plus qu’à acheter le clic-clac pour recevoir les potes. J’en profite pour passer le message que si il y a des motivés pour venir aux vacances de Noël, c’est la meilleure période pour venir. Ici, c’est l’été. Quand on a connu notre terrible dispute avec Mara et que j’ai même pensé revenir en France, j’ai trouvé sur eDreams, des billets d’avion à moins de 400 Euros l’aller. Moi ça me démange de faire un petit voyage avec un ou des potes dans ce pays qui doit être l’un des plus beaux du monde mais pour l’instant je ne connais pratiquement que Santiago, Valparaiso (ma première semaine ici) et le Caijon del Maipo, la vallée qui s’enfonce dans les Andes juste à côté de Santiago (le WE dernier).

Préoccupation. Avec Mara, on est tous les deux préoccupés par ce qu’on va pouvoir faire de nos vies au niveau professionnel. Moi, un peu moins en ce moment. Depuis que j’ai vu qu’il me reste encore pas mal d’économies. Mara a aussi réussi à me faire rembourser mon billet de retour. Elle ne veut pas partir en voyage tant qu’elle n’y verra pas plus clair. Moi, je n’ai qu’un visa de touriste qui m’interdit de travailler. Pour avoir un visa de travail, je dois trouver une entreprise qui accepte de me faire une promesse d’embauche. Ensuite aller au bureau des étrangers à Santiago faire une demande de visa de travail. Ils me donneraient alors un papier attestant que j’en fait la demande et qui m’autoriserait à travailler.

RUT. Avec le visa de travail, je pourrais enfin avoir mon RUT, le numéro d’identification qu’on tous les Chiliens comme si ils étaient tous code barrés (ce qui est un peu flippant) qui est nécessaire pour toutes les démarches ici : ouvrir un compte en banque (à chaque fois que je retire de l’argent, je paye 35 Euros de commission), avoir un téléphone portable (le mien est au RUT de Mara), faire réparer l’aspirateur qui nous a lâché au bout de deux semaines, ect, ect…

Chambre de commerce franco chilienne. Toutes ces informations, je les ai trouvé grâce à un super fascicule en pdf édité par la chambre de commerce franco chilienne qui explique tout mais vraiment tout sur comment s’installer au Chili. La chambre de commerce est intéressé par toute personne parlant français et espagnol. Il faut leur envoyer son CV en espagnol. Il montre aussi dans le super fascicule comment faire son CV au Chili avec des exemples de CV et je dois encore le retravailler. Il n’y a pas de lettre de motivation au Chili, elle est intégrée au CV. Je dois aussi mettre une photo et pour ça je vais devoir me résoudre à raser ma grosse barbe et j’ai du mal. Ensuite, ils envoient ton CV à toutes les entreprises françaises qui travaillent au Chili, te convoquent à un entretien gratuit pour t’aider à trouver du travail au Chili et ils trouvent du travail à environ une personne sur trois.

Un peu fatigué. Je dois donc faire tout ça mais je le réécris, pour moi, pas comme pour Mara, la pression est un peu retombée. On est dans les maceteros et notre couple traverse sa première période de tensions sérieuses, ce qui me pompe pas mal d’énergie.

Je sens que la chambre de commerce va pas mal m’aider pas comme l’ambassade où j’ai été pour m’inscrire comme français de l’étranger. J’avais tous les papiers : passeport, photos d’identité, acte de naissance sauf le fameux RUT. Quand je leur ai demandé comment faire pour avoir un RUT, la personne chargée des démarches administratives n’en avait aucune idée alors que pourtant c’était une Chilienne qui travaillait pour l’ambassade : incroyable, non ? Alors que sur le site internet de l’ambassade, ils te disent que l’ambassade est là pour t’aider pour quelconque problème que tu rencontres dans ton installation au Chili.

Voilà c’est tout pour ce premier billet. Aujourd’hui, tout va bien, on nage à nouveau dans le bonheur mais on sortira définitivement de la crise que l’on traverse quand on y verra plus clair quant à notre avenir professionnel. Maintenant, c’est moi qui attends de vos nouvelles. J’en ai sans doute plus besoin que vous de moi. Comme dit Mara, un jour sans aucune nouvelle pour moi, c’est comme une semaine pour vous, d’où l’idée de ce blog que vous pourrez aller consulter quand vous vous demanderez ce que je deviens. J’espère que vous allez tous bien. Un abrazo et à plus. Tchao et mucha suerte.